Et voilà le travail, Jojo le Requin n’a jamais aussi bien porté son nom. Amis promeneurs de la rivière Vannes, vous pouvez maintenant reconnaître notre embarcation. Autant vous dire que mon œuvre d’art a attiré les commentaires, tant des employés du chantier que des voisins propriétaires. Colette, j’espère que ma copie te plaît, j’y ai mis toutes mes capacités artistiques (jusqu’ici assez méconnues). Ceux qui me connaissent ont pâli en me voyant grimper sur l’escabeau et m’approcher de la coque blanche avec des pots de peinture bleue et des pinceaux ! Petite astuce très personnelle : Si on porte une blouse, on se dit que ce n’est pas grave de s’en mettre partout, et à la fin on en met plein sur le dessin. Alors j’ai mis exprès un T-shirt que j’adore et mes toutes nouvelles lunettes de soleil, ça m’a obligée à me concentrer jusqu’au bout avec interdiction absolue de faire tomber la moindre petite goutte ou de m’en mettre sur les doigts. Réussi !
(Je ne refais pas de paragraphe sur les priorités… vous aurez vu vous-même qu’il n’y a toujours pas de mât, et j’ajoute qu’il n’y a pas de dessalinisateur, les circuits électriques sont apparents, l’éolienne n’est pas posée, le pilote automatique pas terminé, le bateau est en chantier dehors comme dedans… mais quand même, ces requins, ça valait le coup ! Nous sommes toujours dans les temps.)




