Alors après les vannes et passes-coques, dépose des tuyaux d’évacuation des sanitaires qui s’encrassent et du coup se bouchent très vite. Toujours un peu ardu car les tuyaux de ce diamètre sont assez raides et jamais accessibles. Un petit coup de Kärcher dans la cuve à eaux noires pour repartir sur du propre et on est bon. Il n y aura plus qu’à tout remonter et surtout faire des passages plus simple pour les tuyaux pour éviter le dépôt.


Pour ceux qui ne le savent pas, la cuve à eaux noires sert de rétention pour ce qui sort de la cuvette des WC. Cela permet de préserver notre environnement et de ne relâcher le contenu qu’au large ou via des aspirateurs dans les ports.
Après les WC, un peu de plaisir, la mécanique. Le bateau étant hors de l’eau, on peu faire la vidange d’huile du saildrive. Toute la pignonerie verticale et horizontale baigne dans l’huile pour la protéger. Il y a une petite vis aimantée tout en bas pour la vidange. Oui, aimantée… Afin de récupérer l’éventuelle limaille permettant d’établir un diagnostic.

On peut voir la vis qui dépasse en bas du sail, légèrement en avant de l’anode sacrificielle. Mais Caramba, l’huile est en mayonnaise, une émulsion huile/eau. Pas top pour lubrifier… Mais surtout d’où vient l’eau? Le classique, du fil de peche est entortillé sous l’anode, autour de l’arbre et a fait du jeu entre l’arbre et le joint spi.

Mais j’y pense, l’anode sacrificielle, tout le monde est au clair? une anode prévue, comme son nom l’indique, pour être attaquée par le phénomène d’électrolyse à la place des pièces en métal du bateau (moteur pour nous, mais sur un bateau en acier ou alu, il faut protéger énormément.)
Il faut donc enlever l’hélice pour voir si c’est uniquement le joint (en fait 2 joints) à changer ou si carrément l’arbre est marqué. Il faut de toute façon enlever le sail pour changer son joint avec la coque pour rester dans les préconisations Volvo. Mais pas moyen de desserrer le cône de bout de sail facilement. Du coup, une cale en bois entre une pâle de l’hélice et la coque, une bonne tige en fer qui traverse le cône et assez longue pour avoir un bras de levier conséquent et même le sel ne résiste pas. Et là, je me dis, le précédent propriétaire ne mettait pas assez de graisse. Constat confirmé au moment de vouloir enlever l’hélice, opération normalement très facile mais là, trop de sel… la suite à demain.

