Une fois le joint de carter d’huile changé, on peut remettre le moteur. C’est à dire, reposer l’embase sail avec son nouveau soufflet (le gros joint à lèvres qui fait étanchéité du bateau. ) puis réaccoupler embase et moteur. Tout d’abord une petite photo de l’embase vue de tribord pour bien visualiser. La tête reçoit sur la platine le câble d’inverseur qui gère le sens de rotation de l’arbre. On distingue facilement la partie immergée en noir et le gros joint qui est au dessus de la coque et qui protège des arrivées d’eau. L’eau de mer du refroidissement est d’ailleurs aspirée par les 3 ouvertures de chaque coté de l’embase en bas.
J’en ai profité pour changer également le silent bloc arrière (le gros cylindre noir sur la partie arrière qui amortit) et son étrier d’appui sur la coque qui avait fissuré (si le silent bloc est cuit, il n’amortit plus assez donc l’étrier qui le tient vibre trop et casse).

Le souci c’est que c’est lourd et qu’il faut glisser l’embase par une trappe dans la cabine pour aller dans son logement.

Et voilà ! Changement également des bagues d’isolation électrique pour protéger l’embase. Le plus compliqué est de réaligner moteur et embase car très lourd et et il faut être dans le bon angle pour que cela s’enfiche. Des supports réglables sont pour ça très pratique.

Ensuite remettre l’arbre en bas, remettre la vis de purge et refaire les niveaux d’huile moteur et du sail.


Puis essayer en mettant de l’eau pour refroidir :


Et là, …. roulement de tambour … attention mesdames et messieurs, le spectacle va commencer et non ça ne démarre pas…. Caramba
En fait, c’était juste la batterie qui était cuite. Deuxième essai, deuxième roulement de tambour, oui bon je sais je suis lourd avec le tambour. Mais bim, ça démarre au quart de click, ça tourne, il n’y a plus de fuite d’huile au carter, l’arbre tourne bien dans les deux sens. pfiou
Il ne restera plus qu’à remettre la bague, l’anode sacrificielle et l’hélice sur l’arbre. Bien recoller les mousses isolantes autour du moteur.
